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La préparation de son compost
"maison" nécessitera un minimum de place dans le
jardin. En fonction de la superficie du terrain, on peut opter pour
le tas, le silo ou le bac de plus ou moins grande taille.
Lorsqu'on
possède un grand terrain, la méthode du tas est généralement
doptée. On dispose les déchets sur un monticule de
plus en plus grand assez mal ordonné. L'aération du mélange
en compostage étant essentielle durant la phase de fermentation
active, il faut donc brasser régulièrement ce tas.
La fréquence et la qualité des retournements sont des paramètres
fondamentaux pour ce procédé de compostage. le brassage
se fait tout simplement à la fourche. Les Chinois ont une méthode
particulière pour l'aération du tas. Ils installent
des faisceaux de bambous lors de la constitution de ce tas. Ces
bambous sont ensuite retirés après 1 ou 2 jours, laissant libres
des orifices plongeant jusqu'au milieu du tas et par lesquels l'aération
peut se faire plus activement.
Le
bac à compost est préconisé sur des terrains de petite surface ou
un tas qui a toujours tendance à s'étaler ne s'adapte pas vraiment.
Son volume permet également d'un point de vu paysager de le dissimuler
facilement derrière des arbres. Il est d'ailleurs important de placer
ces bacs à l'ombre, pour être à l'abri du vent et du soleil, ce
qui évite un dessèchement néfaste. Par contre, sa production est
limité et oblige la multiplication de bac si on désire bénéficier
de beaucoup d'engrais naturel. Le principe du bac est toujours le
même avec une grande caisse aérée et une ouverture en partie basse
pour récupérer le compost mûr.
On
peut envisager la mise en place de silo qui sont tout bonnement
des grands bacs avec le même principe d'aération. L'association
"terre vivante" situé à Mens en Isère,
utilise deux silos qui fonctionnent en binôme. Tous les déchets
végétaux et un léger apport de fumier sont
placés durant toute une année dans l'un des deux silos.
L'autre silo déjà plein, a 12 mois pour transformer
ses matériaux en un compost bien mûr. Tout se fait
naturellement, la seule contrainte étant d'arroser légèrement
le silo en cas d'été très sec.
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